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Greffe de la face

 

 

 

 

 

 

Première mondiale en fin d’année dernière: un chirurgien français a effectué une transplantation partielle de face (nez, lèvres et menton).

Où?
Au CHU (Centre Hospitalier Universitaire) d’Amiens dans le nord de la France.

Avec qui?
Les principaux responsables sont le professeur Jean-Michel Dubernard et l’équipe du professeur Bernard Devauchelle. Le professeur Dubernard est connu dans le monde entier, car en 1998 il avait réalisé la première greffe d’une main au CHU de Lyon.

Pour qui?
La receveuse est une femme de 38 ans, défigurée après avoir été mordue par un chien il y a six mois environ. Elle

n’avait pas seulement des problèmes esthétiques. Depuis l’accident, elle ne pouvait plus parler et ne pouvait plus manger.

La seule solution
La receveuse avait besoin d’un nouveau visage pour recommencer à parler et à manger. Il était impossible de réparer ses blessures par les techniques de chirurgie conventionnelle. Une greffe semblait être la seule solution.

Comment?
Environ cinquante personnes ont participé à l’opération qui a duré 15 heures. L’équipe de chirurgiens a retiré les tissus abîmés, puis greffé la nouvelle partie du visage (nez, lèvres et menton) avec la peau, les muscles, les nerfs et les vaisseaux.

Les risques
Beaucoup de chirurgiens rêvaient de pouvoir réussir ce genre d’opération, mais les risques sont énormes – médicalement et psychologiquement.

Ce genre de transplantation peut provoquer des problèmes médicaux comme le rejet. Psychologiquement, ce n’est pas facile de se réveiller avec le visage d’une autre personne.

Le futur
On ne sait pas encore si l’opération réussira à long terme, mais d’autres équipes de chirurgiens préparent d’autres greffes... à Paris, à Londres et aux Etats-Unis. Croisons les doigts!